Quels sont les risques et contre-indications d’un implant dentaire?

Si l’intervention est bien conduite et le chirurgien expérimenté, l’implant dentaire ne présente pas de risques majeurs. En particulier, il est important que le chirurgien repère bien tous les obstacles anatomiques, soit suffisamment bien formé et expérimenté pour que l’intervention dure le minimum de temps possible et ne prenne pas de risques inutiles, tels que la pose d’un implant dentaire trop court. Comme dans toute intervention chirurgicale, il peut exister un risque infectieux, raison pour laquelle le patient est, en général, mis sous antibiotique pendant plusieurs jours après la pose de l’implant.

Les principales contre-indications à la pose d’implants dentaires peuvent être relatives ou absolues.

Les contre-indications absolues à la pose d’implant dentaire

  • Les maladies cardiovasculaires : par exemple un infarctus subi il y a peu de temps, une forte insuffisance cardiaque ou encore une valvulopathie (maladie d’une valve du coeur).
  • Les cancers en évolution: Il s’agit de cancers pour lesquels les patients ne sont pas en rémission. Une chimiothérapie ou radiothérapie récente sont des contre-indications. Les risques sont une mauvaise ostéointégration (connexion avec l’os), une mauvaise cicatrisation ou encore une infection après l’intervention chirurgicale.
  • Une allergie aux anesthésiants
  • Une transplantation d’organe en attente: les médicaments pris par le patient, en ralentissant son système immunitaire, multiplient les chances d’infection post-opératoire.
  • Un SIDA déclaré, et plus largement les maladies immuno-dépressives (diminuant les défenses du patient)
  • Certaines maladie de l’os de la mâchoire: p.ex. l’ostéoporose (fragilisation des os due à l’âge et touchant les femmes de manière plus importante), certains de ses traitements voire simplement un manque d’os qu’une greffe osseuse ne suffirait pas à compenser (en général dû à l’âge ou à des extractions dentaires très anciennes)
  • La sclérose en plaque
  • Un âge trop jeune: un implant ne peut pas être posé tant que les mâchoires n’ont pas fini leur croissance (17-18 ans).

Quelques contre-indications relatives à la pose d’implant

  • Une modification de la coagulation telle qu’une hémophilie (risque d’hémorragie)
  • Un diabète non contrôlé
  • Une insuffisance rénale non contrôlée
  • Une grossesse
  • Le tabagisme, l’alcoolisme et la toxicomanie: il faut arrêter au moins 7 jours avant et après l’intervention. Idéalement, il est recommandé de s’abstenir tant que le patient est convalescent (et même après).

De manière générale un état de santé physique ou psychique trop précaire est une contre-indication à la pose d’implant.

Les possibles complications liées à une pose d’implant dentaire

En dehors de l’infection, des complications sont possibles telles que des douleurs, la perte de l’implant (risque plus important chez le fumeur et chez les patients souffrant de bruxisme, c’est-à-dire lorsque le patient serre les dents très fort pendant son sommeil) voire (surtout si l’os n’est pas assez épais) une atteinte neurologique occasionnant une anesthésie de la lèvre. Celle-ci peut être permanente ou réversible, mais est prévenue par l’étude attentive de la radio panoramique par le dentiste afin de sélectionner des implants de longueur adaptée.


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